Pour mettre fin à des pratiques malsaines dans la production de ‘’Pure Water ‘’au Togo :  L’ATPEP décidée d’assainir le secteur

Gilles Oblasse
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Dans le souci d’assainir le secteur de la production de l’eau en sachet communément appelé ‘’Pure Water’’ où certains produits ne répondent pas aux conditions hygiéniques requises, l’Association Togolaise des Producteurs d’Eau Pure (ATPEP) décide d’agir. Face à la presse ce mardi, elle a annoncé l’assainissement du secteur à partir du 26 octobre 2023.

Dans une déclaration liminaire, l’ATPEP indique que la plupart des producteurs ne ménagent aucun effort à produire  des eaux de qualité qui respectent toutes les normes exigées par l’Etat. « Néanmoins, il est à noter que certains producteurs sapent ces efforts en mettant à la disposition de la population, des eaux de qualité douteuse qu’ils bradent à n’importe quel prix », précise le document qui ajoute que le manège émane des structures informelles non autorisées, ne respectant aucune réglementation en vigueur à savoir, absence de la  carte CFE, des analyses physico-chimiques et bactériologiques, du certificat de salubrité, d’autorisation de mise sur le marché etc.

Pour arrêter l’hémorragie, l’ATPEP décide d’assainir le secteur à partir du 26 octobre 2023, à travers  un processus de contrôle interne du certificat de salubrité, d’ajustement de prix, et de respect des réglementations, avec le soutien du gouvernement.

« Nous comptons sur le soutien du gouvernement pour ce contrôle. Nous passerons par les dénonciations et nous rendrons compte à qui de droit pour que ceux qui ne seront pas en règle se normalisent ou qu’ils soient sanctionnés », a indiqué Colonel Ouro Korigo Mollah Agnoro , Conseiller à l’ATPEP.

Au niveau de cette association, des dispositions sont prises pour assainir le secteur à travers un document stratégique, issu des recommandations de l’Assemblée générale extraordinaire de l’ATPEP le 15 décembre 2022, dont voici la teneur :

-Suspendre les commissions aux transporteurs d’eau pour en faire des salariés
-Collaborer avec les mairies des communes
-Demander aux clients d’exiger de leurs fournisseurs un certificat de salubrité.
-Plaider auprès du ministère de tutelle pour la création de police de l’eau.
-Uniformiser les prix de revente des ballots d’eau dans les boutiques à cinq cents (500) francs
-Rédiger un code de bonne conduite permettant de régler les litiges et le faire signer par tous les producteurs.
-Amener tous les producteurs à avoir leur certificat de salubrité à jour avant le 1er février 2023.

L’objectif spécifique de ce document qui fera objet de vulgarisation dans les prochains jours est d’assainir le secteur par l’entremise d’un ajustement et une  harmonisation du prix du ballot d’eau sur toute l’étendue du territoire et une sensibilisation des producteurs dans le sens  de fournir de l’eau potable à la population.

Désormais, le prix du ballot d’eau de 30 pochettes est réajusté à 500 F CFA dans les boutiques sur l’ensemble du territoire national, selon l’ATPEP. Quant à la pochette d’eau, elle demeure toujours à 25 F CFA pour le consommateur final.

En dehors des représentants des associations des consommateurs et de certains conseillers municipaux, ceux des départements impliqués dans les activités du secteur et autres invités de marque, ont pris part à cette rencontre avec la presse.

 

Gilles  OBLASSE

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