Meeting de la DMK à Vogan : faible mobilisation populaire Les populations se désolidarisent des démarches de l’opposition Togolaise

Gilles Oblasse
4 Min Read
Au-delà des raisons d’ordre administratives brandies par la DMK pour tenir son meeting Vogan, on se demande quelles peuvent être les véritables motivations ? Pour un regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile qui affectionne l’organisation des manifestations à Lomé, pourquoi nécessairement le choix de la ville de Vogan ?
La question  mérite son pesant d’or quand on considère, que Vogan n’est autre que la préfecture d’origine du chef de l’Exécutif togolais Victoire Dogbé. Au regard des critiques acerbes de la gouvernance au Togo, par les responsables de la DMK et sachant que Victoire Dogbé est native de cette préfecture, ne peut-on pas assimiler l’événement à une tentative de dénigrement de l’action du premier ministre, à la face de l’opinion ? Ne s’agirait-il pas d’une façon pour la DMK de salir l’image du premier ministre à la face du président Faure ? La preuve est que l’initiative a été vouée à l’échec, les populations de Vogan n’ont pas adhéré à la basse besogne. Elles se sont donc, à travers leur très faible mobilisation, désolidarisées de l’action de la DMK. Ce qui confirme que la préfecture de Vo est acquise à la cause du pouvoir. La suite des événements nous situera sûrement sur les véritables intentions de ce mouvement.
Retour sur le meeting de la démobilisation
Suite à de multiples tentatives dès les lendemains de l’élection présidentielle de février 2020, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a pu tenir son premier meeting de remobilisation non à Lomé mais à Vogan, à une soixantaine de km de la capitale togolaise.
Face à la foule qui s’était très faiblement déplacée, les leaders de la DMK ont évoqué plusieurs sujets touchant à la vie sociopolitique du pays. A savoir, notamment,  la vie chère, es mesures de restrictions des manifestations publiques, la réintégration des enseignants licenciés, la libération des détenus politiques, le retour des exilés, l’application de la décision de la Cour de justice de la Cédéao dans l’affaire opposant Agbéyomé Kodjo à l’Etat togolais etc…
Mme Brigitte Adjamagbo  n’a pas manqué de mots à l’encontre de la gouvernance : « Ils ont choisi de maintenir les populations dans la pauvreté et la famine pour mieux les exploiter. Les choses sont chères. Nous devons nous mettre debout comme le peuple malien pour prendre notre destin en main. C’est de ça qu’il s’agit. La DMK fait des efforts pour que tout le monde prenne conscience de la situation. Le Togo est le patrimoine de tous. Battons-nous pour le libérer », a –t-elle lancé.
Quant à M. Naboudja, il s’est abordé la situation des détenus politiques dans les prisons togolaises. « Tout ce qu’ils savent, c’est enfermer les leaders d’opinion. Des enseignants ont été enfermés parce qu’ils sont des leaders. Oumolou est enfermé pour son opinion. Dans un État au 3ème millénaire, c’est de la pure aberration », a-t-il affirmé. il relève qu’une centaine de détenus politiques croupissent encore dans les prisons. Aussi, appelle-t-il à la libération de ces détenus politiques, citant l’ancien ministre Djimon Oré, Jean Paul Omolou.
Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *