Face aux sanctions et intervention militaires contre le Niger : Dans la discrétion et l’efficacité, Faure Gnassingbé prône le dialogue pour un règlement pacifique

Gilles Oblasse
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Le coup d’Etat militaire ayant emporté le président Mohamed Bazoum du pouvoir au Niger, a suscité de la part du président français, Emmanuel Macron, des USA, de  l’Otan, de l’Ua et des Chefs d’Etat membres de la CEDEAO, des réactions épidermiques qui les ont conduits à la prise des sanctions par la CEDEAO et la décision d’une intervention militaire au Niger en vue du rétablissement du président déchu au pouvoir. Quant au président Faure Gnassingbé, il n’a pas cédé à la panique. Il s’est distingué par sa discrétion et son engagement en faveur d’une solution  qui a toujours fait ses preuves. Le dirigeant togolais a pris le recul nécessaire pour puiser dans la sagesse légendaire africaine la recette susceptible de dénouer la crise, à savoir, le dialogue. Avec le recul les adeptes de la fermeté contre le Niger, finissent par mettre de l’eau dans leur vin, donnant ainsi raison au président togolais. 

A Abuja où s’est tenu un sommet extraordinaire le 30 juillet, le Président du Nigéria, Bola Ahmed Tinubu, n’y était pas allé de main morte. Il avait opté pour une position ferme en préconisant une réponse militaire pour restaurer le Président déchu Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Dans la foulée, il avait fixé un ultimatum de sept jours au-delà desquels, heureusement la menace d’intervention militaire n’avait pas été mise à exécution.

En lieu et place de sanctions économiques et d’intervention militaire, le président togolais privilégie, quant à lui, la voie du dialogue qui a fait et continue de faire ses preuves dans des dossiers à priori voués à l’échec.

Selon  le journaliste Serge Daniel, le président togolais, Faure Gnassingbé, « insiste sur les vertus du dialogue »  et souhaite que l’organisation communautaire Cédéao privilégie une solution pacifique pour résoudre la crise au Niger. Le Togo a adopté une attitude prudente depuis le début de cette crise et n’a pas annoncé une contribution militaire à la force de la Cédéao, bien que des membres des forces armées togolaises aient participé à la réunion des chefs d’état-major des armées pour affiner le plan d’action.

C’est grâce aux vertus de ce dialogue que le président togolais a énormément contribué à la levée des sanctions que la Cédéao et l’Uémoa, avaient infligées au Mali après le second coup d’État qui avait renversé le Président Ibrahim Boubacar Kéita en 2021. Tout comme à la libération des 49 soldats ivoiriens arrêtés et détenus au Mali.

A en croire des indiscrétions,  le 7 août 2023, le président togolais a conféré secrètement avec une délégation des nouvelles autorités militaires du Niger, dans son village natal à Pya. Ce qu’il préconise, c’est le dialogue et la recherche d’un compromis pour prévenir toute escalade de la crise. Le président Faure  Gnassingbé préconise le dialogue et la recherche d’un compromis pour éviter toute escalade de la crise, et faire échec au terrorisme djihadiste dont  la région est en proie.

Selon un observateur, l’option prônée par le président togolais est d’une importance capitale. Une guerre au Niger aurait des effets dévastateurs sur toute l’Afrique de l’Ouest, mettant en danger la sécurité, la stabilité économique et le bien-être des populations de la région. Sa volonté de privilégier le dialogue et le compromis reflète un engagement profond envers la paix et la sécurité régionale. 

Aux dernières nouvelles, le président nigérian Bola Tinubu et Les USA qui étaient aux  premières heures fermes sur les sanctions et une intervention militaire contre le Niger, finissent par mettre de l’eau dans leur vin. Désormais, les USA préconisent la solution pacifique et le président  Tinubu maintient le dialogue et l’intervention comme dernier recours. Comment peut-il en être autrement quand on sait qu’historiquement,  les Nigériens  se retrouvent dans la plupart des pays de la sous-région et parfois sont des mêmes communautés de part et d’autres des États: Nigeria, Benin, Mali, Burkina et même au Togo où ils sont fortement représentés ?

 Rappelons  que la CEDEAO dont le principal membre fondateur le Général Eyadéma avait pour vision le règlement pacifique des conflits. L’illustre défunt  ayant été artisan de la paix  dans beaucoup de pays!!!! 

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Faure Gnassingbé ne fait pas que contribuer à l’apaisement et au dénouement des crises dans la sous-région et sur le continent. Sur le plan intérieur, il a insufflé à sa politique de développement, une ‘‘bonne dynamique’’ en dépit d’une conjoncture internationale peu favorable, marquée par la persistance et la complexification des crises sécuritaire, financière, économique et sanitaire.

Le pays lui doit l’amélioration du climat des affaires (reconnue jusque dans des instances supranationales) qui ouvre la voie à la création d’entreprises qui poussent au Togo comme des champignons avec pour avantage, la création d’emplois. Il a mis à la disposition de la jeunesse et la population active, une plateforme industrielle à Adéticopé, un véritable  mastodonte  impliqué dans la transformation des produits. A noter également, une kyrielle de programme tels, FAIEJ, FNFI et autres qui concourent au bien-être socioéconomique des Togolais. L’extension du programme Novissi à plus de 25 000 ménages vulnérables de Lomé, est déjà une réalité et de nombreux ménages ont déjà commencé à percevoir leur allocation.

Sur le plan de la santé, en dehors de la réhabilitation et de l’équipement de plusieurs formations sanitaires publiques, Faure Gnassingbé a institué la gratuité de la césarienne, le programme Wezou qui accompagne la femme dès la grossesse jusqu’après la période d’accouchement, l’Assurance maladie et bientôt la couverture universelle.

Fort de ces réalisations qui sont loin d’être exhaustives, Faure Gnassingbé se taille la dimension colossale d’un Grand Homme d’Etat, attaché au développement de son pays, au bien être de sa population, dans le même temps qu’il s’investit dans le règlement pacifique des conflits et des crise susceptibles d’embraser entièrement ou partiellement la sous-région. En cela, il mérite d’être accompagné par la communauté internationale.

Gilles OBLASSE

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